vendredi 2 juin 2017

Carnets d'un temps inconnu / 01-06-2017


En l'absence de café, préparé une sorte de chicorée fadasse. Laissé le bol à moitié rempli. Métaphore de la journée?

C'était du café grec et ça ne se prépare pas comme le café normal. Ignare que je suis.

8h54. Préparer l'intitulé et les premières pistes d'une intervention de 20 minutes à faire en octobre sur le théâtre amateur et l'écriture contemporaine. Sans vrai café, ça s'annonce mal.

Comme si pas dormi, engourdissement total. Cette sensation de n'être jamais éveillé ni vaillant ni endormi ni présent juste baillant à l'allure d'un métronome épuisé.





L'hôpital a été conçu par Victor Horta, la construction a pris 12 ans (1912-1924). Il est beau.

Inscription, pré-admission, informations, garde, horaires, bloc c, bloc f, bloc-notes.

État d'inquiétude état d'hébétude.

13h. Réunion sur théâtre amateur et écriture contemporaine, où tout ce qui était dit par moi et par l'autre était dit dans un ailleurs, une réunion absente sous le regard d'un ventilateur qui tentait de m'éclaircir les idées noires.

V. m'appelle pour me dire que je jouerai le père musulman dans son spectacle. Je tombe de ma chaise. Me procure seul moment d'énergie de la journée, tant j'étais convaincu d'avoir foiré cette audition. Voilà qu'on me voit dans le rôle d'un arabe de 60 ans. La vie est surprenante, terriblement surprenante. Février, mars 2018. Loin dans l'inconnu. Toujours surprenant l'inconnu.

A vélo, l'impression que toute la ville est une côte.

16h40. Les plantes ont soif dans la cour transformée en potager urbain. Les limaces ne me laissent pas grand-chose. N'arrive pas à avoir la moindre sympathie pour elles. Sieste inattendue à côté des deux plans de tomates qui hésitent je le vois bien.

Je ne sais pas ce que j'ai attendu aujourd'hui mais ce n'est jamais venu.

Elle écrit ce soir. C'est rassurant de la voir écrire.

1 commentaire:

  1. continuer, viendra un moment où ça accrochera (comme pour l'arabe de 60 ans)

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