jeudi 25 avril 2019

Poèmes fondus / 79






dire instants par
instants
telle longue hallucination
l’expérience du souvenir
de l’amour

d’une mort impensée
abstraite
dire éternelle succession des
surfaces
soi-même transformation
par rien
jeu des accidents
le solide ou l’absence
oublier mort de son dehors
son extérieur
surgi creux
réel
ou
(recomposer la vision l’autre vision la vision sans temps mort sans présent la vision sans monde sans devenir la
vision sans grâce)
amour
je balance
explosif
je suis ta roche
ton objet terrestre
amour
je ne suis que chien
souvent
divertis-moi





dimanche 21 avril 2019

Poèmes fondus / 78








elle
autour des hommes
ceux usés
hébergés
en quelque lit de temps
livrés
aux pierres chaudes ombres pleines
creux lourds
au moins
glisse autour approche
s’étire en quelque jour

avertissement
peut-être

sortie
exactement

cachée salie dégoûtante

prisonnière

elle
dormait






vendredi 5 avril 2019

Poèmes fondus / 77








ses rondeurs jamais ne s’approchent
à distance
ses cuisses ses jambes
ses paumes
fraîches rouges

une fois j’ai remonté
sa colonne
enlevé le silence premier
de son être
une fois j’ai cogné
la serrure

jamais rideau caché ne fut plus sombre
son ne fut plus vrai

frappe le jour
force le lit
au bord de son entre-couloir
je flotte
entre
dépose
l’étrange preuve de ma personne








lundi 1 avril 2019

Poèmes fondus / 76







à la gueule de mon esprit
chaque gaieté
simple
murmurait
ma part de pudeur


à la gueule de mon cœur
chaque échange
lumineux
griffait
ma part d’intimité


à la gueule de ma tête claquée
chaque femme venue
après la dernière présence
brutalement
blessait
mon chagrin


chaque femme gardée
une honte
chaque femme
un regret
un pardon


un automne


au contraire
une femme frère
au-delà de l’intime


pourquoi pas
se deviner